Tsqaltubo

Faste fashion

Koutaïssi est une très jolie ville. (Cette ville)[https://fr.wikipedia.org/wiki/Kouta%C3%AFssi] a été plusieurs fois la capitale de Géorgie au gré des invasions et des occupations. Elle a même été la capitale parlementaire de 2012 à 2019, ce qui explique la présence du (bâtiment)[https://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2timent_du_Parlement_g%C3%A9orgien_(Kouta%C3%AFssi)] résolument moderne, très excentré et sans doute difficile à rafraichir quand le soleil brille vue la superficie de verre qui couvre le bâtiment, lui conférant les propriétés idéales pour en faire une grande serre à légumes.

Mais notre arrivée dans la ville coïncide avec un besoin irrépressible de rendre notre tente étanche à nouveau, de devoir récupérer des colis arrivés à Tbilissi et autres tâches administratives. Je ne prendrai que peu le temps de visiter la ville, la pluie aidant Estelle et les enfants à faire de même.

Retrouver des amis

Arriver à Koutaïssi, c’est aussi retrouver Rebecca, Bluejay et Journey ! Nos amis australiens sont de retour en Géorgie et nous avons prévus de voyager ensemble. Nous à pieds, eux en voiture, nous facilitant le transport de nos lourds sacs.

La pluie froide nous incite à nous retrouver à l’abri d’un logement en dur et de découvrir la ville thermale de Tsqaltubo qui se situe à quelques kilomètres de Koutaïssi.

Tsqaltubo vaut vraiment le détour. L’immense parc arboré offre des promenades charmantes à proximité des célèbres sources thermales et les nombreux sanatoriums égrainés autour du parc accueillaient tout le gratin de l’Union Soviétique.

Il y en a pour tous les goûts. Que vous préférassiez les chics salons aux lustres scintillants soutenus par d’augustes rotondes ou les austères chambres parallélépipédiques ordonnées strictement telles des cellules monacales dans des cubes de béton sans chichi, vous pouviez venir vous reposer et vous remettre en forme. Avant l’effondrement.

Car une fois de plus, la dislocation de l’Union Soviétique a mis fin aux économies spécialisées, qu’il s’agisse de la culture du thé comme celle de la cure thermale. Les bâtiments sont donc désormais à l’abandon, ouverts aux quatre vents et accessibles à tous, au risque de se recevoir un pan de plafond sur le sommet du crâne ou de tomber dans un trou. Mais certains de ces édifices servent à accueillir des réfugiés expulsés manu militari d’Abkhazie ou ont été nettoyés et un tant soit peu sécurisés pour offrir une visite pour quelques laris aux touristes de passage. D’autres sont clôturés ou gardés et semblent en passe d’être restaurés, peut-être pour en faire des hôtels de luxe. Le tout est parsemés d’arbres magnifiques qui semblent apprécier le climat local et d’écureuils agiles.

Bêtes sauvages

Cependant ce ne sont pas ces animaux sautillants qui viennent mettre fin à nos flâneries rêveuses, mais l’assaut d’envahisseurs qui viennent jusque dans nos draps s’en prendre à nos enfants et notre compagne. Aux larmes citoyens, sortez les peignes à poux !

Aïe aïe aïe, voilà une cohabitation dont nous nous serions bien passés. Changement immédiat de programme. Hors de question de camper et de tester l’étanchéité de notre tente, il nous faut de la patience, de la méthode et de l’eau chaude pour pouvoir nous débarrasser des insectes suceurs de sang.

Nous commençons par prévenir Rebecca et à déménager immédiatement. S’ensuit une longue période où nous devons jongler entre ne pas trop bouger pour éviter de propager partout les poux francophiles et bouger quand même quand les fourmis dans les jambes se font trop sentir.

Nous irons tout de même admirer le canyon d’Okatse puis filerons vers la mer à Ureki et son sable noir magnétique. Baignade à 12° !

Les têtes chevelues sont peignées chaque jours jusqu’à ne plus trouver trace de présence parasite pendant une semaine. Une dernière vérification une semaine après et nous voilà enfin débarrassés.