Ce matin, nous plions le camps et nos nouveaux copains aussi. Ils sont prêts avant nous, mais pas trop non plus, ça va.
Nous allons demander au poste de police si nous pouvons laisser les vélos chez eux pour quelques jours. Aucun problème.
Lucie et Estelle partent avec des sacs-à-dos pour faire du stop, Léon et moi sommes à vélo et roulons avec Émilie et Théo. Les auto-stoppeuses vont passer par ტაბაწყური (Tabatskuri), les cyclistes tentent la piste directe en très mauvais état.
De fait, pas de voiture sur la piste directe. Du reste, elle est vraiment en très mauvais état. Mais nous avançons dans ce paysage fascinant.
Je peine sur le vélo d’Estelle. Alors que je n’ai presque pas de bagages, je n’arrive pas à avancer. Je comprends à la pause déjeuner que la selle est trop basse.
L’ascension est vraiment pénible, mais nous sommes bien contents d’arriver au col. Là-haut, les filles nous attendent. Elles sont arrivées avant nous et patientent au checkpoint où nous devons présenter les passeports.
Nous installons la tente après avoir quitté nos amis qui descendent vers ბაკურიანი (Bakuriani).
Et le planté de bâton ?
Au matin, nous plions les affaires, laissons les vélos au checkpoint et nous dirigeons vers les remontées mécaniques.
Elles sont arrêtées.
Alors nous descendons à pieds. Nous comprenons qu’elles ouvrent à 11h en été, pas très utile pour nous ce matin.
C’est amusant de descendre les pistes que nous avons descendues à ski fin mars, le paysage est tout aussi beau, mais il n’y a pas de neige.
Nous rejoignons Rebecca et les enfants à pieds et c’est une vraie joie de les retrouver. Nous passons la journée ensemble et attrapons les télécabines avant la fermeture pour faciliter la remontée.
Nous arrivons cependant trop tard pour la dernière section qui se fait en funiculaire. Il nous permettrait de monter sans effort à 2700m. Bien que nous n’ayons pas besoin d’y aller, nous décidons de grimper à pieds pour le plaisir de la vue. C’es très raide, mais très beau.
Deuxième nuit au col
Nous passons notre deuxième nuit au col, à côté des bâtiments de l’ancien observatoire. La vue est splendide depuis le col, nous pouvons voir les tentes des quelques bergers nomades autorisés à faire pâturer les troupeaux dans cette réserve naturelle. Nous voyons la chaîne des volcans éteints autour de laquelle nous évoluons depuis la reprise des vélos en juin. Puis, un coup d’œil vers le nord et c’est le petit Caucase, absolument magnifique également.
Si le ravitaillement en vivres et en eau était plus simple, nous resterions bien ici quelques nuits de plus.
Mais nous reprenons qui les vélos, qui les pieds et les pouces pour redescendre à notre camp de base. Nous décidons de passer par ტაბაწყური (Tabatskuri) avec Léon, comme les filles.
Le domaine des aigles
Cette vallée est d’une beauté saisissante, la piste descend tranquillement, passant à proximité de quelques campements de bergers avec leurs chiens plutôt agressifs. Nous sommes aidés par les femmes et les enfants pour passer.
Quant à Estelle et Lucie, nous apprendrons plus tard qu’elles sont invitées à casser la croûte lorsqu’elles arrivent devant ces mêmes camps.
Nous roulons tranquillement et ouvrons bien les yeux, car cette vallée est le domaine des aigles. Ils sont particulièrement nombreux ici et sont souvent à même le sol à quelques mètres ou dizaines de mètres de la piste. Nous les voyons prendre leur envol à notre approche ou planner à quelques dizaines de mètres de nous dans les ascendants tranquille de cette belle journée. Nous sommes émerveillés par ce spectacle et nous sentons chanceux de pouvoir y assister.
Petit passage par Tabatskuri
Nous arrivons de le village de ტაბაწყური qui nous est si cher. Les souvenirs de l’an dernier sont encore vifs et nous remarquons les petites évolutions qui ont eu lieu dans le village comme si nous rentrions chez nous après une longue période d’absence. L’épicière nous reconnaît immédiatement et nous salue avec un grand sourire.
Nous poursuivons et retrouvons les auto-stoppeuses au village suivant. Nous passons la suite du trajet à les dépasser puis à les voir nous doubler en voiture. Elles arriveront avant nous.
Nous retrouvons კოთელია (Kotelia), les markets, les vélos bien gardés et notre spot de bivouac qui n’a pas bougé.