L’an dernière, précisément à la même période, nous y étions. Voilà que Rebecca s’y est installée à nouveau et cela nous donne envie de l’y rejoindre. Ça monte raide pour y aller, mais voilà que Daniel (le mari d’Eto) est dans les parages avec son van et vient nous faire un coucou. Nous regardons son van, nous regardons nos vélos, son van, les vélos… Dis Daniel tu connais Tabatskuri ? Non ? Il faut absolument que tu découvres !
Voilà nos enfants dans le van avec leur vélos et les bagages, nous montons fortement allégés avec Estelle. C’est très amusant, c’est la même situation que l’an dernier où les enfants étaient montés avec Rebecca alors qu’Estelle et moi roulions avec les vélos allégés. La différence est l’itinéraire ; nous prenons aujourd’hui la route quand l’an dernier nous venions d’un tout autre endroit par une piste. Cela devrait être plus facile. Enfin, cela aurait dû être plus facile mais un vent violent dans le nez nous met à la peine et nous prenons bien plus de temps que prévu.
Retrouver le lac, le village, le lieu de camp, les amis est un réel plaisir. Même Lera nous rejoint en auto-stop.
Nous passons encore d’excellents moments face à ces monts massifs, à ce lac sublime, à cette nature brute. Les nuages qui caressent la tête des montagnes et descendent le long de leurs épaules leur offrant une sorte de perruque blanche et grise. Rebecca aura même la chance de voir quelques loups se promener tranquillement la nuit autour de sa tente lors d’une pause pipi.
Redescente
Puis le vent et la pluie arrivent, nous savons bien que les chemins d’accès sont impraticables lorsque la pluie s’installe, que ce soit avec la voiture de Rebecca ou avec nos vélos. Nous décidons donc de quitter les lieux après une petite semaine sur place. Nous n’osons plus trop nous dire au revoir pour de bon, cela fait bien trop de fois où nous avons quitté nos amis pour de bon et les avons retrouvés trois semaines plus tard. Nos routes se séparent pourtant.
Nous reprenons la route en direction de ახალქალაქი (Akhalkalaki) avec nos vélos. Nous commençons à bien la connaître à force de la prendre dans un sens ou dans l’autre, à vélo ou en voiture. Nous avons nos repères et nos préférences.