Nous avons passé quelques jours avec nos amis au lac de Tabatskuri en profitant des enfants pour jouer avec eux, puis nos amis sont partis. Ils ont mis leurs affaires dans la voiture et voilà. Au début, ils était partis pour dormir dans une maison d’hôtes au village de Tabatskuri mais c’était trop cher. Sur le site ça disait que c’était pas cher pour une nuit, mais c’était faux, alors ils ont dû aller très loin dans la ville de Borjomi, à 55 km du lac où nous étions.
En fait, l’argent nous a séparés, l’argent c’est parfois triste, surtout quand ça te sépare de tes ami peu-être à jamais…
Puis notre tour et arrivé, nous avons fini de plier et nous sommes partis. Nous avons fait 19 km et nous sommes arrivés à une vielle chapelle. Nous étions venus à cette chapelle l’an dernier et maintenant nous y stoppons les vélos et nous y montons le campement. La fin d’après midi arrive puis les troupeaux de vaches sont là quand à un moment, un berger arrive, il nous dit qu’il viendra ce soir avec de la bière passer un moment avec nous et nous sommes d’accord.
Alors il part et revient 4 heurs plus tard, il fait nuit dehors et nous sommes obligés de sortir. Puis il fait monter papa et maman dans sa voiture et Léon les rejoint. Moi je reste dans mon lit à lire des livres puis le monsieur boit un peu de bière avec papa et maman et il nous offre des biscuits à la confiture et il rejoint sa voiture. Il était vraiment très gentil… Puis nous nous rendormons.
Et le matin arrive, avec Léon nous allons a la chapelle pour allumer une bougie. Et aussi il y avait une colombe à chaque moment du matin elle nous regardait du haut de son rocher. Nous sommes toujours dans la chapelle avec Léon et un monsieur rentre avec un carton et un sac avec des cannes a pêche et des hameçons. Il nous dit bonjour d’où vous venez ? Léon lui dit de France puis nous retournons en bas et le monsieur reste à la chapelle et il fait un geste à maman de venir discuter avec lui. Maman arrive et discute avec lui au bout d’un moment je vais les rejoindre pour discuter avec eux. Au passage je regarde ce qu’il y a dans le carton et je vois quatre colombes. Je vais à côté de maman et du monsieur, toujours en train de discuter avec le traducteur et je demande a maman de demander au monsieur pourquoi il y a quatre colombes. Maman lui demande et il dit que c’est pour Dieu, c’est un sacrifice. Maman lui demande si il allait les tuer mais le monsieur lui dit NON puis on dit merci et maman reprend le traducteur.
On redescend la colline et on raconte aux garçons ce qu’il nous a dit et le monsieur reste toujours sur la colline. Lorsque nous avons fini de plier les affaires, nous montons les vélos avec difficulté entre les roches et les bosses de terre. Les parents poussent les vélos et nous arrivons pour pousser les vélos avec eux et papa vient chercher le mien, nous le poussons à deux et nous arrivons en haut. Léon est arrivé le premier en haut et quand j’arrive je le vois triste, très triste. Il me dit ET BIEN LE MONSIEUR IL DIT QU’IL NE VA PAS TUER LES COLOMBES, C’EST SUPER FAUX C’EST HORRIBLE IL LES A TUÉES
Je lui répons Très drôle, il nous a dit qu’il ne les tuerait PAS.
Léon commence a pleurer, je commence a douter et je vais voire et HORREUR ! Je vois sur une pierre plein de traces de sang et des plumes blanches de la colombe que j’avais vue. Ça me déchire tout le corps…
Nous reprenons la route le ventre lourd, même très lourd. Nous arrivons a un magasin qui fait aussi station d’essence, papa sort les bouteilles et demande au monsieur de les remplir. Après les bouteille chargées, papa remet les flacon dans ses porte-gourdes et nous repartons. Après quelques km, nous arrivons à Kotelia, un village où nous sommes déjà venus, avec en bas de la colline du village un magasin et deux restaurants. Un restaurant avec des frites, des pizzas, des shawarmas et un autre restaurent plutôt café-pizza, khachapuri (des sorte de pizzas mais géorgiennes donc au fromage et un peu plus bouffantes que la pizza), et des soupes, des khinkalis (des sorte d’énormes énormes énormes raviolis fourrés soit au fromage, soit à la viande, soit aux champignons) et puis après, il y avait des boissons et des choses comme ça. Voila, et a côté de ces mille restaurants et magasins, il y avait une forêt où on avait déjà dormi. Enfin une forêt, des lignées de sapins plantés en rangées mais on aimait bien ce spot.