Nous reprenons nos vélos et la route. Bien que nous longions la rive du grand lac, la route n’est pas plate, loin de là. Nous égrenons les villages, dépassons les bases militaires : Jandarma. Les postes routiers sont barricadés, des blocs de bétons, des camions militaires. Tout cela rappelle que nous sommes proches de deux frontières et les turcs ne rigolent pas avec les frontières, nous l’avions déjà remarqué. Le lac Arpi est juste de l’autre côté de la crête. Nous y étions il y a quelques mois.
Ararat au loin
Nous poursuivons la route vallonnée et voici que surgit au loin un immense silhouette, c’est le mont Aararat, plus de 5100m au sommet. Nous ne savons pas encore si nous nous rapprocherons de lui ou pas, mais la montagne est magnétique.
Quelques instants avant que le soleil ne se couche, nous atteignons le village d’Akçalar. Le spot espéré n’est pas vraiment valable, nous hésitons, errons un peu, nous enfonçons dans un champ en longeant le jardin d’une maison, nous voulons poser le camp ici. Le propriétaire de la maison s’approche et nous invite à mettre la tente dans le jardin. Puis il nous invite chez lui à boire un thé. Me voilà devant une table avec Aslan. Son épouse incite toute la famille à aller à la douche. Puis elle nous apporte un repas complet et nous nourrit !
Des olives, du fromage, du miel, de la confiture, des tomates, des concombres, du plain, tout est fait maison et c’est délicieux.
Kars
Kars est la ville principale du coin. Qui dit route principale, dit grosses routes. En plus, celle-ci grimpe bien, mais c’est notre chemin. Après une longue ascension, la descente vers la ville est agréable mais interminable. Les abords de ville ne sont jamais vraiment une partie de plaisir.
Objectif, le magasin de vélo. Nous avons pas mal de pièces à acheter et qui sait, un nouveau vélo pour Lucie ?
Et de fait, nous pouvons laisser le vieux vélo et voilà Lucie sur un plus grand vélo qui accompagnera sa croissance pendant un bout de temps.
Le propriétaire du magasin nous indique un bon endroit tranquille pour poser la tente. Tranquille certes, mais il nous faut pousser les vélos pour les monter. Nous devons même les pousser à deux tellement c’est raide !
Nous posons la tente sur le plateau désert, nous sommes en effet tranquilles et passons une très bonne nuit.