Coup dur cette patte de chien dans la tente. Je me précipite dehors pour vilipender la coupable, mais difficile d’être trop sévère avec ce chien qui aimerait bien s’abriter du vent à plus de 2000m d’altitude dans la neige.
Estelle coiffe la frontale, le fil et l’aiguille et sort dans le froid et le noir pour faire une couture sommaire. Pas de pluie ni de neige annoncées, ouf.
Voilà notre tente à nouveau protectrice, il ne reste qu’à randos chauffer les mains et les pieds de mon épouse et tout le monde peut enfin dormir.
Nous sommes bien secoués par ce qui vient de se passer, mais nous sommes au chaud dans nos duvets et dormons paisiblement.
Prochaine étape
La suite, c’est prendre le marchrutka pour Koutaïssi. Il va sans dire que le panneau indiquant les horaires de ce minibus n’engage que ceux qui le lisent. La saison est finie et de marchrutka pour Koutaïssi, point.
Cela nous oblige à être un peu créatifs. Discuter le prix du taxi qui nous emmène à la croisée des chemins. Son chauffeur à 83 ans et se porte gort bien !
Puis attendre un marchrutka qui ne viendra jamais. “Problem” me dit un usager qui aimerait aussi le prendre. Nous montons à plusieurs dans un autre qui accepte de nous déposer sur la voie rapide… qu’il quitte à contresens et manque de créer un accident dans la bretelle d’accès.
Encore un marchrutka, puis un bus de ville et nous voilà arrivés dans une maison d’hôtes où nous allons passer quelques nuits.
Durant ce trajet plus long que prévu, nous revoyons avec grand plaisir de nombreux endroits où nous sommes passés à vélo. Les souvenirs affluent au gré des brefs aperçus du paysage connu qui file… “Ah ouiiii, c’était là qu’il y avait….” disent les enfants, “mais siiii, souvenez vous…” disent les parents. Ou l’inverse.